pas de leçons à donner aux écrivains qui vivent du papier édité

leurs droits auteur leur suffisent
Ils sont une minorité : leurs droits d’auteur leur permettent de
vivre aisément de leurs livres. Ils publient chaque année ou
presque, ils exploitent un filon, un style, ils sont bien placés en
tête de gondoles des libraires et hypers, et naturellement des
cybers libraires.

Ce livre ne les concerne pas vraiment. Pourquoi exiger d’eux
qu’ils crachent dans leur soupe aux truffes ?

Certes, ils pourraient faire vaciller le système en quittant tout
éditeur papier, en rachetant les droits de leurs best-sellers et en
épousant l’indépendance. Mais ils ont fait un choix de vie et ils
sont cohérents avec. Clouer au pilori des installés ne serait qu’un
jeu.

Certes, je peux lancer une pétition pour demander à Michel
Houellebecq de rejoindre l’indépendance, lui qui connaît
l’informatique (il l’a même connue avant moi) et analyse la
société contemporaine, cette idée a déjà dû le titiller. Surtout
maintenant qu’il a obtenu tout ce qu’un écrivain peut espérer du
microcosme littéraire (sauf le prix Nobel de littérature).
Marc-Édouard Nabe est né dans le microcosme artistique :
Marcel Zanini, son père, a eu un tube, la chanson Tu veux ou tu
veux pas ?

Marc-Édouard Nabe, plus célèbre pour ses attaques contre la
Licra, Serge Gainsbourg, l’abbé Pierre, Élisabeth Badinter et sa
compréhension d’Oussama ben Laden, que pour ses oeuvres.
Ses tirages ne semblent jamais lui avoir permis de vivre
uniquement de ses droits d’auteur.

En 2010, après avoir récupéré par procès les droits d’auteur de
22 livres publiés par les éditions du Rocher, il s’est lancé dans
l’auto-édition, et sa nouveauté de 694 pages, L’Homme qui
arrêta d’écrire, fut remarquée dans la dernière sélection du prix
Renaudot, finalement attribué à Virginie Despentes.

Plusieurs livres de Maurice G. Dantec auraient dépassé les 100
000 ventes : Les Racines du Mal, Villa Vortex, Cosmos
Incorporated.
Babylon Babies fut adapté au cinéma par Mathieu Kassovitz.
Mais Metacortex, publié chez Albin Michel, n’aurait pas
dépassé les 6000 exemplaires.
Les chiffres sont souvent au conditionnel !
En mars 2011, David Kersan, son agent, annonçait que l’écrivain quittait le circuit de l’édition classique (il a publié chez Gallimard, dans les collections « noire » et « blanche », Albin Michel et Rivages) pour auto-éditer Satellite Sisters en 2012.



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